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Les jeunes et la foi

1 août 2017

Il nous arrive souvent en paroisse de discuter des jeunes et de la foi surtout pour dire qu’on ne les voit pas assez avec nous et que cela nous inquiète quand on pense à l’avenir de l’Église. Le pape François connaît bien le problème puisqu’il convoque un synode sur cette question en Octobre 2018. Dès la rentrée de Septembre et tout au long de la nouvelle année pastorale nous aurons l’occasion de reparler des jeunes ou même d’échanger avec eux comme nous l’avons fait le vendredi 2 Juin. De cette réunion je retire quatre constats :

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            Il nous arrive souvent en paroisse de discuter des jeunes et de la foi surtout pour dire qu’on ne les voit pas assez avec nous et que cela nous inquiète quand on pense à l’avenir de l’Église.

            Le pape François connaît bien le problème puisqu’il convoque un synode sur cette question en Octobre 2018. Dès la rentrée de Septembre et tout au long de la nouvelle année pastorale nous aurons l’occasion de reparler des jeunes ou même d’échanger avec eux comme nous l’avons fait le vendredi 2 Juin. De cette réunion je retire quatre constats :

            Premier constat : comme nous l’a dit un professeur d’université, les jeunes d’aujourd’hui, les 20-30 ans, sont généreux et ont un grand sens de la solidarité entre eux ou avec les gens en difficulté. Mais ils sont très fragiles, ils manquent de confiance en eux, ont du mal à affirmer leur opinion et leur personnalité et ils ont du mal à affronter l’opposition. Il faut donc les encourager, les stimuler, les aider à avoir confiance en eux. Par contre, à l’opposé de ce qu’on dit habituellement, ils aiment discuter de la foi, des religions, ce n’est pas pour eux un sujet tabou, qu’ils soient croyants ou non.

            Deuxième constat : Ceux qui ont la foi ne l’ont plus simplement parce que c’est un héritage familial et parce qu’ils ont eu une éducation religieuse. Leur foi est souvent passée par l’épreuve du doute et par un certain rejet ou un temps de recul et de réflexion à l’adolescence. Puis grâce au partage avec d’autres jeunes notamment en Aumônerie, dans des groupes spirituels divers ou dans des temps-forts comme à Taizé ou aux J.M.J., ils ont acquis une foi plus personnelle. Mais cette foi a encore besoin de mûrir et d’être soutenue par des communautés qu’ils aimeraient plus vivantes et où ils ont du mal à s’engager pour différentes raisons.

Troisième constat : sachant que l’Église ne sera plus majoritaire dans la société moderne laïque, multiculturelle et multireligieuse, ils ne s’inquiètent pas pour son avenir ! Ils pensent en effet que la foi devenue plus personnelle aujourd’hui fera boule de neige, et reconstruira des communautés chrétiennes d’un autre type que celles d’autrefois où la foi était une affaire collective comme l’a dit une jeune : « autrefois la communauté faisait les individus maintenant ce sont les individus qui font la communauté ! »

Quatrième constat : Même si l’Église a actuellement une image négative dans la société, ils pensent qu’elle peut attirer les gens aujourd’hui si elle se montre comme un lieu où l’on donne des raisons de vivre et des valeurs à vivre, où l’on vit des temps-forts communautaires, où l’on donne une spiritualité, une vie intérieure dont notre monde matérialiste a soif, et où l’on vit autre chose que ce que notre société nous pousse à vivre : « Notre société, a dit un jeune, c’est le désir, l’envie, la consommation, l’argent, la vitesse, et l’apparence… Nous on veut vivre autre chose ! »

Puissions-nous avec toute l’Église d’aujourd’hui aider les jeunes et notre monde à trouver la foi plus personnelle, plus spirituelle et plus solidaire qu’ils attendent !

Père René Pichon

 

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