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Un si grand besoin d'intériorité

3 juin 2018

C’est le titre d’une page du journal « La Croix » de ce dernier dimanche. Je me permets de la publier car souvent je vous invite à une vie intérieure plus profonde comme je l’ai encore fait ce week-end en commentant cette belle parole de l’Apôtre Paul : « Même si en nous l’homme extérieur s’en va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » Méditons sur cet article d’Élodie MAUROT :

Retrouver le texte de l'édito ICI

« Un si grand besoin d’intériorité »

 

        C’est le titre d’une page du journal « La Croix » de ce dernier dimanche. Je me permets de la publier car souvent je vous invite à une vie intérieure plus profonde comme je l’ai encore fait ce week-end en commentant cette belle parole de l’Apôtre Paul : « Même si en nous l’homme extérieur s’en va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. »

        Méditons sur cet article d’Élodie MAUROT :

            « Sans cesse interpellés par les ‘alertes’ et les ‘notifications’, toujours ‘connectés’, happés par les possibilités de relation et de consommation offertes par les nouvelles technologies, sommes-nous en train de dépasser le seuil critique ? L’overdose guette-t-elle ? Qu’advient-il de nous, de notre intériorité, quand nous sommes à ce point tournés à l’extérieur de nous-mêmes ?

            Dans’ le devenir de l’intériorité… à l’ère des nouvelles technologies’, un collectif d’universitaires a récemment invité à prendre la mesure d’une mutation technologique qui ne nous laisse pas indemnes. Tous sont inquiets, même si ce n’est pas de la même manière. Accélération des rythmes, développement de l’immédiateté, exacerbation de la sensibilité, exaltation de la visibilité constituent, pour eux, autant de menaces pour l’intériorité....

« Il faut en effet comprendre que l’espace intérieur, le for intérieur, l’intériorité en somme ne sont pas donnés à l’homme avec la vie. Il leur faut se construire, rappellent ces chercheurs. Et cette construction n’est possible qu’à partir d’une dialectique du visible et de l’invisible, du collectif et du solitaire, du montré et du secret, du public et du privé, de l’extime et de l’intime, du dehors et du dedans, de la veille et du sommeil – mais aussi du bruit et du calme, du rapide et du lent. »

            « La vie intérieure a besoin pour s’épanouir de moments de calme, de silence, de solitude, de sommeil, de secret, de tranquillité, de rêverie, de lâcher-prise, plaide ainsi le philosophe Eric FIAT. Ce sont ces moments que menace la sollicitation permanente par les appels sur le portable, par la réception permanente des mails. »

            L’article continue en reconnaissant qu’aujourd’hui le besoin d’intériorité se fait sentir de plus en plus et que ce n’est pas étonnant si la méditation et les techniques de développement personnel ont du succès.

        Mais il précise bien que pour nous chrétiens la vie intérieure est bien plus qu’un retour vers soi, vers le moi profond, elle est rencontre avec Celui qui est en nous plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes

            « Dans la tradition chrétienne l’intériorité n’est pas le fruit d’un travail, ni d’un ‘développement personnel’, mais d’une rencontre, magnifiquement illustrée par la célèbre formule d’Augustin :’Deus est interior intimo meo’ (Dieu est plus intérieur que le plus intérieur’). Ce qui se murmure dans cette formule, c’est qu’au fond de notre intériorité se trouve toujours déjà la présence d’une brûlure prévenante et aimante : celle de l’autre, celle du Grand Autre. »

Cultivons notre vie intérieure en « déconnectant », en faisant silence, en intériorisant tout notre vécu, en réfléchissant, en méditant, en marchant, en faisant de la musique, en nous retirant dans des lieux porteurs, montagnes, forêts…, églises, oratoires, … et bien sûr en priant, en nous laissant habiter jusqu’au plus intime de nous-mêmes par celui qui nous a dit : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ! 

 

 

Père René PICHON

          

 

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