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17ème Dimanche du Temps Ordinaire - P. Pichon

Dans le partage paroissial mardi soir sur cet Évangile de la multiplication des pains nous avons réfléchi sur les trois types de personnages concernés par ce miracle : Jésus, les disciples, la foule. Qu’avons-nous retenu des uns et des autres ?

• Jésus apparaît à la fois très humain et très divin mais, surtout, comme l’a dit quelqu’un, « provocateur ». Jésus apparaît très humain parce qu’il a le souci de nourrir la foule affamée de pain, comme il a le souci de guérir les malades, comme Marie a le souci à Cana de faire changer l’eau en vin. Être chrétien c’est être humain, rester humain, rester proches des hommes et de leurs soucis les plus terre à terre pour y répondre.
Mais ce Jésus humain est aussi le Jésus Divin, le Fils de Dieu qui peut faire l’impossible, ...............

Retrouver le texte de l'homélie ICI 

 
 Homélie du dimanche 29 juillet  2018
Jn 6, 1-15
 
           
            Dans le partage paroissial mardi soir sur cet Évangile de la multiplication des pains nous avons réfléchi sur les trois types de personnages concernés par ce miracle : Jésus, les disciples, la foule. Qu’avons-nous retenu des uns et des autres ?
 
        Jésus apparaît à la fois très humain et très divin mais, surtout, comme l’a dit quelqu’un, « provocateur ». Jésus apparaît très humain parce qu’il a le souci de nourrir la foule affamée de pain, comme il a le souci de guérir les malades, comme Marie a le souci à Cana de faire changer l’eau en vin. Être chrétien c’est être humain, rester humain, rester proches des hommes et de leurs soucis les plus terre à terre pour y répondre.
Mais ce Jésus humain est aussi le Jésus Divin, le Fils de Dieu qui peut faire l’impossible, le Maître Absolu qui sait ce qu’il peut faire et doit faire, le Maître tout-puissant qui maîtrise la situation et qui face aux pires difficultés impossibles à résoudre « sait ce qu’il va faire », le Maître bienveillant qui n’écrase pas les hommes mais leur demande de collaborer avec lui comme il le demande à ses disciples : « Faites asseoir les gens. » Il est surtout le visage d’Amour Infini de Dieu, d’un Dieu qui donne en surabondance, sans compter, sans calculer, qui donne au point qu’il y a du surplus, des restes, il est le visage d’un Dieu qui a l’initiative, qui voit les besoins des hommes et décide de faire ce qu’il faut pour les combler. Ce Dieu Maître, ce Dieu d’Amour, ce Dieu tout-Puissant, est donc un Dieu en qui on peut, on doit mettre toute notre confiance : avec Lui rien n’est impossible ! Et pourtant ce Dieu n’est pas un Dieu-solution de facilité qui fait les choses à notre place, c’est un Dieu exigeant et même provocateur : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger » demande Jésus aux Apôtres « pour les mettre à l’épreuve », chez les autres évangélistes Marc, Matthieu et Luc, il leur dit carrément : « Donnez-leur vous-mêmes à manger… » Notre Dieu est donc un Dieu provocateur qui nous dit : « Je peux tout faire oui mais pas sans vous… À vous de faire et je ferai le reste… Je ne peux rien faire sans vous… ace à tous les problèmes du monde, bougez-vous, réfléchissez, agissez, osez… Je peux multiplier ce que vous faites, mais si vous ne faites rien, je ne ferai rien. » Donc la multiplication des pains c’est un super miracle mais un miracle qui nous secoue, nous met en route, nous met face à nos responsabilités, nous donne un coup de bâton, nous aiguillonne pour nous réveiller et nous faire agir.
 
·        Les disciples, c'est-à-dire nous, passent eux par trois phases qu’on doit nous-mêmes vivre : « On ne peut rien faire », puis « on peut faire un petit quelque chose mais c’est infime », puis « On fait Seigneur ce que tu nous demandes, notre possible, et alors on voit tes merveilles : tu fais l’impossible ! Donc confiance… et Merci ! Merci ! »
 
 
        Enfin la foule : la foule, ce sont les hommes de toujours et surtout les hommes d’aujourd’hui dont on doit combler les faims de toutes sortes. A nous de nous mettre au travail, en mission, pour répondre à toutes ces faims avec l’aide du Seigneur-Maître de l’impossible. Quelles sont-elles :
 
Faim d’amour, de relations, de fraternité, d’échange, de tolérance, de communion
Faim de partage, de partage joyeux
Faim de sens, de but
Faim d’un berger, d’un guide
Faim de sécurité, d’un cadre rassurant mais pas enfermant
Faim de bonheur
Faim d’espérance, de raisons d’espérer
Faim de spiritualité, de vie spirituelle
 
Face à toutes ces faims, ne disons pas « Je ne peux rien faire » mais « je vais essayer de faire quelque chose » et surtout : « Seigneur je te fais confiance. Je te donne mes cinq pains, mes petites actions, mes petites responsabilités, mes petits engagements… Démultiplie cela à l’infini. Je fais mon possible, fais l’impossible et gloire à toi, Merci Seigneur !
Amen
Père René PICHON